MARTIN KAZEMBE SHULA DÉBOULONNE LES RÉSEAUX MAFIEUX DE LA PRÉCÉDENTE GOUVERNANCE DANS LE TERRITOIRE DE KAMBOVE

MARTIN KAZEMBE SHULA DÉBOULONNE           LES RÉSEAUX MAFIEUX DE LA PRÉCÉDENTE GOUVERNANCE DANS LE TERRITOIRE DE KAMBOVE
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En s’attaquant frontalement aux circuits financiers occultes à Likasi et dans le territoire de Kambove, le Gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula ne se contente pas d’une simple inspection. Il engage une opération de « salubrité institutionnelle » visant à démanteler un système d’enrichissement illicite hérité de la précédente gouvernance, lequel a maintenu le Haut-Katanga dans une stagnation chronique au profit d’intérêts privés.

L’itinérance économique actuelle dans le territoire de Kambove n’est pas un fait isolé. Elle est la suite logique d’une vaste entreprise de reconquête de la souveraineté financière provinciale, amorcée précédemment dans le territoire de Kipushi avec le port sec de Kanyaka dont les recettes en millier de dollars n’étaient pas versées dans les comptes de la province, mais plutôt versé chez un individu. Pour Martin Kazembe Shula, l’objectif est désormais clair : déboulonner les structures mafieuses qui, durant des années, ont saigné la province à blanc.

Une province en « panne » depuis Kazembe Musonda

Le constat dressé par les observateurs est sévère : depuis l’élan brisé du premier gouvernement de feu Kazembe Musonda, le Haut-Katanga semblait naviguer à vue. En seulement huit mois de mandat, Musonda avait pourtant placé la province sur une orbite de modernisation avec des projets pharaoniques : le bâtiment intelligent du Gouvernorat, le siège de l’Assemblée provinciale, la première gare routière, le site touristique Lumumba et les villages agricoles et tant d’autres.

Si la transition sous Célestin Pande Kapopo a permis de finaliser certains de ces chantiers (Gouvernorat, voiries), la gouvernance suivante est aujourd’hui pointée du doigt pour son bilan en demi-teinte. Malgré l’inauguration du siège de l’Assemblée — un projet dont la paternité remonte à l’ère Musonda — et la modernisation de certaines routes, le système a surtout brillé par l’installation de péages et de parkings dont les recettes, pendant plus sept ans, ont été canalisées vers des comptes privés plutôt que vers le Trésor provincial grâce à la formule magique de nantissement.

Le miroir du Lualaba : le contraste qui fâche

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Pour mesurer l’ampleur du retard accumulé, le regard se tourne inévitablement vers le Lualaba voisin. Pour une durée de mandat équivalente, l’exécutif de Kolwezi a livré plus de quinze ouvrages d’envergure (bâtiments administratifs, universités, hôpitaux, échangeurs), inaugurés personnellement par le Chef de l’État Félix Tshisekedi.

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Pendant ce temps, dans le Haut-Katanga, les agents de la fonction publique locale, de la DRHKAT et des péages sombraient dans la précarité : minoration de salaires, suppression des avantages sociaux et accumulation de mois d’arriérés. Une gestion sociale désastreuse qui contraste violemment avec les milliers de dollars siphonnés à Kambove et ailleurs par des réseaux parallèles.

L’heure du « déboulonnage » : Martin Kazembe dans les pas de Félix Tshisekedi

Investi de la plénitude de ses pouvoirs, Martin Kazembe Shula a choisi de prendre le taureau par les cornes. À l’instar du Président Félix Tshisekedi qui a dû « déboulonner » le système FCC pour libérer son plan d’action, le Gouverneur intérimaire démantèle aujourd’hui les barrières qui entravent le développement du Haut-Katanga.

L’opération à Kambove est le symbole de cette rupture. En détruisant les barrières illégales et en rétablissant les circuits officiels de la DRHKAT, Martin Kazembe Shula neutralise les « pyromanes » d’hier qui tentent aujourd’hui de s’ériger faussement en sapeurs-pompiers. Le processus de nettoyage qui a commencé au sein même du gouvernement provincial, s’étend désormais à tous les secteurs stratégiques.

Restaurer l’autorité de l’État pour bâtir l’avenir

Ce « déboulonnage » n’est pas une fin en soi, mais un moyen. En récupérant chaque dollar détourné, Martin Kazembe Shula entend redonner à la province les moyens de sa politique : payer les fonctionnaires, restaurer le social et relancer les grands travaux. À Kambove, comme à Likasi, c’est l’autorité de l’État qui se réinstalle, marquant la fin de l’impunité pour ceux qui ont confondu les biens publics avec leur patrimoine privé.

Didier Muyambo

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